questions sur l'allaitement et réponses

Allaitement : Toutes nos réponses à vos questions 

Votre femme et vous attendez un bébé. Vous hésitez entre l’allaitement au sein et le lait infantile. Vous avez des questions au sujet de l’allaitement.

E-bébé vous explique tout, vous dit tout pour que vous soyez un futur et jeune père informé. 

Mother nursing baby by breastfeeding

Questions abordées dans cet article :

  1. Pourquoi Allaiter ? Quels sont les bienfaits du lait maternel aussi bien pour notre bébé que pour ma femme ?

  2. Existent-ils des contre-indications à l’allaitement maternel ? Si oui, lesquelles ?

  3. A quel moment ma femme doit-elle mettre notre bébé au sein pour la première fois ?

  4. Ma femme a décidé d’allaiter, que puis-je faire pour l’aider et la soutenir ?

  5. Combien de fois par jour mon nouveau-né va-t-il téter ?

  6. Comment puis-je savoir que mon bébé a faim ?

  7. Qu’est-ce que le colostrum ?

  8. Qu’est-ce que la montée de lait ?

  9. Comme l’allaitement maternel ne permet pas de mesurer la quantité de lait, comment savoir si mon bébé reçoit suffisamment de lait ?

  10. Ma femme souffre d’un engorgement des seins, qu’est-ce que c’est ?

  11. Ma femme souffre d’une lymphangite, qu’est-ce que c’est ?

  12. Quels sont les soins et les remèdes pour traiter un engorgement des seins ou une lymphangite ?

  13. Ma femme souffre d’un abcès au sein, que faire ?

  14. Ma femme a un rhume, une grippe, une bronchite ou une angine, doit-elle arrêter d’allaiter ?

  15. Comment se conserve le lait maternel ?

  16. Ma femme s’absente deux jours, elle a tiré son lait, comment dois-je réchauffer le lait  qui a été conservé au réfrigérateur ou au congélateur ?

  17. Le lait maternel tiré n’a pas toujours la même coloration, est-ce normal ?

  18. Que peut manger ma femme pendant l’allaitement ?

  19. Pour fêter l’arrivée de notre bébé à la maison, puis-je proposer un verre de vin à ma compagne alors qu’elle allaite ?

  20. Ma femme est enceinte, elle souhaite allaiter à la naissance de notre enfant. J’aimerai lui offrir un bon soutien-gorge d’allaitement. A quoi dois-je faire attention ?

 

1 ère question : Pourquoi Allaiter ? Quels sont les bienfaits du lait maternel aussi bien pour notre bébé que pour ma femme ?

Le lait maternel est naturellement adapté au bébé. Il se compose de protéines, d’acides gras et de minéraux.

Le lait de votre femme évolue en fonction des besoins nutritionnels de votre nourrisson.

Sa composition va varier selon la tétée. Au cours de la journée, puis au fil des jours, des semaines, des mois, la composition du lait change constamment, s’adaptant ainsi aux besoins de votre bébé.

L’allaitement est reconnu pour ses vertus aussi bien pour votre enfant que pour votre compagne.

 

Alors, passons en revue les bienfaits de l’allaitement.

POUR ELLEPOUR VOTRE BEBE
Les contractions utérines sont plus nombreuses lors de la première tétée favorisant ainsi l’expulsion spontanée de son placenta.Le nouveau-né qui bénéficie d’un peau à peau précoce et prolongé avec sa mère apprend à téter plus efficacement, son réflexe de succion n’ayant pas été perturbé et pu être mis en pratique très rapidement hors de l’utérus.  Ce premier contact  continu et cette première tétée permettent à votre bébé de MAINTENIR SA TEMPERATURE CORPORELLE, DE FAVORISER SON ADAPTATION METABOLIQUE ET LA STABILITE DE SA GLYCEMIE.
L’allaitement accélère les contractions de son utérus,  lui permettant de reprendre sa place plus rapidement après l’accouchement.L’allaitement a un rôle préventif contre les MICROBES :Grâce au colostrum (composant sécrété par les seins avant la montée de lait, riche en cellules immunocompétentes, en oligosaccharides et en protéines), votre épouse transmet à votre enfant ses anticorps, palliant ainsi les faiblesses de son système immunitaire et protégeant votre nouveau-né.
Diminution du risque d’ostéoporoseL’allaitement joue également un rôle préventif contre les ALLERGIES :Une étude de l’INSERM, datant de 2008, relative aux maladies infectieuses, auto-immunes et allergiques, a démontré que l’allaitement protégeait votre bébé de l’asthme. Le lait maternel réduirait le risque que votre enfant développe des allergies.
Réduction des risques du cancer de l’ovaire et du cancer du seinL’allaitement a aussi un rôle préventif contre les risques d’obésité :Taux d’obésité(*) :3,8% chez les nourrissons allaités durant 2 mois2,3% chez les nourrissons allaités durant 3 à 5 mois1,7% chez les nourrissons allaités pendant 6 à 12 mois(*)Plusieurs études sur la relation inverse entre la durée de l’allaitement et l’obésité soulignent que le taux d’obésité diminue en fonction de la durée de l’allaitement.Von Kries R, Koletzko B, Sauerwald T, Grunert V, Barnert DPlus votre enfant est allaité, moins il a de risques d’obésité.
Lien renforcé avec votre enfant. L’allaitement favorise le peau à peau entre votre bébé et votre femme. Votre nourrisson reconnaît son odeur et l’odeur de son lait, ce qui le rassure.Diminution du risque d’ictère NÉONATAL, également appelé jaunisse du nouveau-né.

 

 2 ème question : Existent-ils des contre-indications à l’allaitement maternel ? Si oui, lesquelles ?

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Malgré les bienfaits de l’allaitement maternel, il existe quelques maladies et certains traitements ou comportements incompatibles avec le fait de donner le sein à son bébé.

Bien entendu, toutes les drogues sont prohibées (alcool, cannabis, amphétamine,…).

Si de manière exceptionnelle, votre compagne consomme un verre de vin, elle devra attendre que l’alcool soit éliminé de son corps avant d’allaiter à nouveau votre enfant. Ce temps d’attente dépend de sa corpulence et de la quantité d’alcool ingurgitée.

Le tabac est fortement déconseillé.

Si de manière exceptionnelle, votre épouse fume une cigarette, conseillez-lui de s’en allumer une juste après la tétée plutôt qu’avant ou pendant. En effet, la quantité de nicotine reçue par votre bébé est jusqu’à 10 fois plus forte si elle fume juste avant la tétée. « L’idéal », c’est qu’elle attende deux bonnes heures après avoir fumé pour allaiter votre nourrisson. Néanmoins, le sevrage tabagique pendant l’allaitement reste l’idéal.

Certains médicaments passent dans le lait maternel. Votre femme doit toujours se renseigner auprès de son médecin ou de son pharmacien avant d’y exposer votre nouveau-né. Certains anticoagulants, antidépresseurs, antiépileptiques, psychotropes, antithyroïdiens de synthèse, et tous les anticancéreux sont contre indiqués pour l’allaitement. Elle doit rester vigilante et demander conseil.

Si votre nouveau-né souffre de la galactosamine, il doit être alimenté avec des préparations spécifiques sans lactose. L’allaitement est, par conséquent, impossible. Cette maladie héréditaire rare est due à un taux élevé de galactose (sucre du lait) dans le sang, causée par une déficience de l’enzyme du foie nécessaire à son métabolisme. Cette maladie provoque chez votre enfant, bien souvent, une perte de poids, des nausées, des vomissements, des perturbations de la fonction hépatique et des infections bactériennes. D’autres pathologies peuvent se déclarer comme la cataracte, la cirrhose du foie…Rassurez-vous cette maladie touche environ 1 nouveau-né sur 20 000. Elle n’apparaît que si le nourrisson a hérité de la tendance de ses deux parents. Elle se diagnostique, généralement, dans les premières semaines de vie après l’accouchement.

Si votre enfant souffre de la phénylcétonurie, maladie également rare liée à un déficit enzymatique constitutionnel, ses apports journaliers en phénylalanine doivent être limités et contrôlés. Un diagnostic précoce et un traitement immédiat évitent au bébé des troubles neurologiques graves. Il suivra un traitement spécifique et sera nourri par un lait artificiel spécial pauvre en phénylalanine. Rassurez-vous, cette maladie touche 1 sur 16 500 nouveau-nés.

La fente palatine et le bec de lièvre peuvent rendre l’allaitement au sein difficile mais pas incompatible. Le lait maternel est moins irritant en cas d’inhalation. L’allaitement au sein aide au bon développement oro-facial. Les puéricultrices et les sages-femmes peuvent recommander à votre compagne d’utiliser des obturateurs temporaires du palais pour l’aider à nourrir votre nourrisson. Néanmoins, si votre enfant est incapable de téter au sein, l’allaitement au biberon peut être envisagé.

Chez la mère, la radiothérapie est susceptible d’endommager les tissus du sein et donc d’entraîner une diminution de la production lactée. Les traitements par chimiothérapie ou par des substances radioactives imposent l’arrêt temporaire ou définitif de l’allaitement. Renseignez-vous auprès de votre médecin-cancérologue.

En France, pour les femmes séropositives, il est conseillé de ne pas allaiter et d’opter pour un mode d’alimentation sans risque pour le nourrisson.

Allaiter est déconseillé si votre épouse souffre d’une maladie cardio-vasculaire, rénale ou d’une insuffisance cardiaque. En effet, l’allaitement peut aggraver son état de santé. Cependant, chaque cas est différent et des exceptions existent.

Si votre femme est atteinte d’hépatite C, par souci de précaution, l’allaitement est contre indiqué compte tenu du risque de transmission.

Si votre compagne souffre d’une hépatite B, pour qu’elle puisse allaiter votre enfant sans risque, il devra être vacciné dès la naissance et recevra dans les 72 heures une dose de gammaglobulines hyper immunes.

Si votre épouse est atteinte de cytomégalovirus et que votre enfant naît prématuré, l’allaitement direct au sein est déconseillé. Elle peut donner à votre nourrisson son lait conditionné au lactarium, c’est-à-dire lait pasteurisé ou congelé et le donner en biberon.

Les maladies virales banales comme la rubéole, rougeole, oreillons, varicelle ne compromettent pas l’allaitement.

Certaines infections bactériennes telles que la listériose, la gonococcie, les infections à salmonelles ou les streptocoques, peuvent imposer des sevrages et des séparations temporaires. Selon les cas, votre femme pourra reprendre l’allaitement soit après 24 heures de traitement ou à partir du moment où les examens montreront que son lait n’est plus contaminé.

En cas de traitements médicamenteux, votre compagne doit toujours se rapprocher de son médecin, de son pharmacien ou d’autres professionnels de santé. Ils répondront à ses interrogations, à ses angoisses…

Propos recueillis auprès de sages-femmes lors de séances de préparation à l’accouchement, auprès également d’une consultante en lactation et également au sein d’une PMI dans le cadre de tables rondes sur le thème de l’allaitement.

 

3 ème question : A quel moment  ma femme doit-elle mettre notre bébé au sein pour la première fois ?

Laissez votre bébé découvrir et téter au sein le plus tôt possible après l’accouchement. C’est dans la première heure de vie que votre enfant aura le plus envie de téter, et qu’il le fera bien.
Si aucun soin médical indispensable n’est requis, un peau à peau ininterrompu entre votre femme et votre bébé dès la naissance pendant 1 à 2 heures est bénéfique.
Cependant, si votre femme a subi une césarienne ou bien si votre enfant doit recevoir un soin médical en urgence, décalant ce premier contact, ne vous inquiétez pas, votre bébé pourra être mis au sein plus tard.

Dans les heures et les jours qui suivent la naissance, votre femme doit garder votre enfant aussi souvent que possible contre elle.
Ce premier contact continu entre votre bébé et votre femme permet de :

  • ne pas perturber son réflexe de succion
  • renforcer la relation mère-enfant
  • favoriser l’adaptation métabolique et la stabilité de la glycémie du bébé
  • maintenir la température corporelle de votre bébé
  • diminuer le risque d’ictère néonatal
  • favoriser l’expulsion spontanée du placenta par le biais de contractions utérines plus nombreuses.

 

4 ème question : Ma femme a décidé d’allaiter, que puis-je faire pour l’aider et la soutenir ?

  • Ne donnez aucun aliment ou complément à votre bébé sans l’accord de votre femme et sans l’avis de sage-femmes ou de médecins.
  • Ne comparez pas votre bébé ou votre femme avec d’autres enfants ou d’autres expériences. Chaque bébé est différent et tète selon ses besoins.
  • Ne dites pas à votre femme qu’elle se trompe ou qu’elle fait mal. Renseignez-vous avant auprès d’une auxiliaire de puériculture, d’une sage-femme, d’une consultante en lactation. N’allez pas voir votre médecin, peu de médecin sont formés en lactation.
    Votre femme, avec le bouleversement hormonal, sera très sensible à ce que vous ou l’un de vos proches lui dira. Ne la freinez pas dans son envie d’allaiter. Ne la jugez pas si elle éprouve des difficultés. N’essayez pas de lui donner des conseils quand vous ne vous y connaissez pas en allaitement.
  • Évitez de prendre en compte ce que votre mère ou votre grand-mère préconisent de faire. Les temps changent, les pratiques aussi.
  • Rappelez à votre femme tout ce qu’elle fait de bien, de positif pour votre bébé et pour votre famille.
  • Effectuez des tâches ménagères, cela lui libérera du temps pour allaiter son bébé et pour se reposer. L’allaitement est une période très fatigante pour votre femme. Quand votre bébé tète 8 à 12 fois par jour, c’est éprouvant et lorsque votre bébé dort, votre épouse doit se reposer aussi.

 

5 ème question : Combien de fois par jour mon nouveau-né va-t-il téter ?

Chaque enfant est différent.

Une maman qui a choisi l’allaitement maternel doit s’adapter aux besoins de son bébé avec souplesse.

Nous conseillons à une jeune mère qui souhaite allaiter, c’est d’enlever montre, réveil et tout ce qui se rapporte à l’heure, au temps. N’ayez pas d’agenda.

Concernant l’allaitement maternel, il n’y a pas de règles, c’est vraiment à la demande de votre enfant. C’est lui qui connait ses besoins. Rassurez-vous, un nourrisson ne fait ni de la boulimie ni de l’anorexie, ni  » de chichi ». S’il réclame, c’est qu’il a faim.

Dans les premières semaines de vie, votre bébé peut demander entre 8 et 12 tétées par 24 heures. Votre nourrisson est donc susceptible de réclamer toutes les 2 heures. Respectez son rythme. Ces tétées fréquentes vont en l’espace de quelques jours voire semaines accroître la sécrétion lactée, ce qui permettra à votre nouveau-né de passer ensuite à un repas toutes les 3 heures et atteindre 5 à 8 tétées par jour. Au fil des semaines, votre bébé sera plus efficace au sein. Il sera prendre plus de lait en moins de temps qu’au début de l’allaitement.

Durant ses premières semaines de vie, votre nourrisson pourra réclamer plusieurs tétées la nuit. Jusqu’à 2-3 mois, la tétée de nuit doit être satisfaite. Si votre femme l’allaite la nuit, ne vous inquiétez pas, elle ne lui donnera pas de « mauvaises habitudes ». Sachez que la périodicité du sommeil et de la vigilance commence vers la 3ème semaine de vie et se met en place vers le 2ème mois influencé par l’alternance de la lumière et de l’obscurité.

Les consultants en lactation estiment qu’une bonne tétée, ça dure entre 20 et 35 minutes. Il ne sert à rien de rester 1 heure avec l’enfant collé au sein.

Sachez que le lait maternel se digère très rapidement, en moyenne, au bout de 45 minutes. Ainsi, lorsque l’on dit qu’il peut réclamer le sein toutes les 2 heures, les 2 heures s’entendent entre le début du premier allaitement et le début de la tétée suivante. Exemple, votre bébé commence à téter à 5 heures, il pourra réclamer une autre tétée à 7 heures. Comme une tétée dure en moyenne 30 minutes, ça signifie que votre femme peut avoir votre enfant au sein toutes les 1h30.

 

6 ème question : Comment puis-je savoir que mon bébé a faim ?

Un bébé qui pleure n’a pas obligatoirement faim. En effet, il peut avoir trop chaud ou trop froid. Il peut avoir des maux de ventre et souffrir de coliques ou de reflux. Il peut avoir la couche souillée. Il peut aussi avoir tout simplement l’envie d’être pris dans les bras, d’être bercé et câliné. Au fil du temps, vous remarquerez que les pleurs et les attitudes sont différents selon ce qu’il a; et vous serez vous adapter en conséquence.

Si vous observez qu’il a faim, n’attendez pas qu’il pleure pour lui proposer le sein.

Voici quelques indicateurs, signes qui montrent que votre enfant est prêt à téter :

  • il fait des mouvements de bouche
  • il bouge ses bras et ses jambes
  • il tire la langue et se lèche les lèvres
  • il porte les mains à sa bouche
  • il cherche le sein, ouvre la bouche et cherche à prendre tout ce qui se trouve près de sa bouche
  • il émet des sons de tétée
  • il gazouille ou soupire.

 

Si, par contre, votre bébé, ferme la bouche, se détourne du sein, est calme et détendu, alors c’est qu’il n’a plus faim.

 

7 ème question : Qu’est-ce que le colostrum ?

Les 2 premiers jours suivant l’accouchement, les seins de votre femme produisent ce fameux colostrum.

Le colostrum est un liquide épais, de couleur jaune /orange, très riche en vitamines, en sels minéraux, en protéines, en anticorps et pauvre en graisse et en lactose.

Le colostrum est produit en petites quantités mais suffisant pour couvrir les besoins de votre nouveau-né.

 

8 ème question : Qu’est-ce que la montée de lait ?

Le colostrum va être substitué par un lait de transition, qui est, lui, produit en grandes quantités. On parle alors de « montée laiteuse ».

Cette phase survient vers le 3ème et le 4ème jour après l’accouchement. Son nom est faussé. Le lait ne monte pas dans les seins pour les remplir. Les seins sont gonflés car la circulation sanguine est plus importante à ce moment-là.

Pour de nombreuses femmes, la montée de lait est douloureuse.
Afin d’éviter que les seins de votre épouse deviennent trop durs, trop gonflés, trop douloureux, il est préférable qu’elle mette votre bébé au sein très souvent dès la naissance et qu’elle ne limite pas la durée des tétées.
Si ses aréoles ne sont pas souples, votre femme, peut, juste avant la tétée, entre ses doigts les masser pour faire sortir un peu de lait. Cette action permettra d’assouplir les seins et votre nouveau-né pourra téter plus aisément.
Avant la tétée, votre femme peut prendre une douche chaude ou bien tremper son sein dans un bol d’eau chaude, en fonction de ce qu’elle préfère et supporte le mieux.

Avant et pendant que votre enfant tète, elle peut apaiser la douleur en appliquant sur le sein une compresse chaude. Si la compresse chaude ne lui convient pas, elle peut opter pour un gant de toilette sec chauffé au four à 50°.

 

9 ème question : Comme l’allaitement maternel ne permet pas de mesurer la quantité de lait, comment savoir si mon bébé reçoit suffisamment de lait ?

La fréquence des tétées varie d’un enfant à l’autre. Votre femme doit le nourrir aussi souvent qu’il le réclame.

Pendant les deux à trois premières semaines, votre nourrisson doit téter au moins 8 fois par jour.

Les selles de votre nourrisson sont de couleurs noires-verdâtres au début, puis jaunes d’or. Au bout du 5ème jour de vie, ses selles s’éclaircissent. A partir du 4ème jour et pendant les premières semaines de vie, votre nouveau-né produit 2 selles par 24 heures.

Au bout du 5ème jour de vie, votre enfant mouille abondamment, au moins 6 couches en 24 heures. Son urine doit être pale.

Après les 2 premières semaines de vie, votre nourrisson est éveillé, tonique et reprend du poids.Young mother breastfeeding a baby in nature

Après la plupart des tétées, votre nourrisson semble repu et lâche le sein. Les seins de votre femme sont vides et plus mous.

Quand votre enfant tête, vous l’entendez déglutir.

La peau de votre bambin est ferme et a une belle carnation. Si vous essayez de la pincer, elle se remet rapidement.

Sachez que la plupart des femmes produisent suffisamment de lait pour nourrir leur bébé. La production de lait n’a rien à voir avec le volume des seins. Si lors de la visite pédiatrique dès 1 mois, votre enfant n’a pas pris beaucoup de poids, il ne faut pas s’inquiéter outre-mesure, les enfants ont des pics de croissance oscillants.

Si par contre il fait claquer sa langue et que ses joues sont creusées en buvant, ce sont des indicateurs d’une mauvaise prise du sein de votre nouveau-né. Dans ce cas, demandez conseil auprès d’une sage-femme, ou d’une puéricultrice ou d’une consultante en lactation pour revoir la position lors de l’allaitement.

Si vous constatez qu’au bout de plusieurs jours, votre enfant ne prend pas de poids, qu’il semble léthargique, que les selles sont rares, qu’il mouille moins de 6 couches par jour, nous vous recommandons de consulter un pédiatre ou votre médecin.

 

 

 

10 ème question : Ma femme souffre d’un engorgement des seins, qu’est-ce que c’est ?

L’engorgement débute par une sensation de gêne puis très rapidement va provoquer une douleur aigue, sourde et battante localisée sur une zone du sein bien précise, qui devient hypersensible. En palpant cette zone, on sent une partie dure.

Un canal lactifère engorgé ou bouché, peut être la conséquence d’un rhume, d’un refroidissement de l’organisme, d’une période de stress, d’un sevrage pas suffisamment progressif, de votre nourrisson qui a dormi plus longtemps que d’habitude.

L’engorgement peut également être du à une mauvaise position d’allaitement et une mauvaise prise du sein par votre bébé. Il est judicieux de consulter une sage-femme, une puéricultrice, une consultante en lactation, pour vérifier ou améliorer la position.

Cet engorgement peut se produire à n’importe quel moment de la période d’allaitement et peut se répéter. Ca peut être dès la première semaine comme après 1 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an d’allaitement.

 

11 ème question : Ma femme souffre d’une lymphangite, qu’est-ce que c’est ?

Chez certaines femmes, effectivement, un sein voire les deux peuvent gonfler, être douloureux et devenir rouges. Ces symptômes s’accompagnent de fièvre, de grosse fatigue, de douleurs articulaires. On est alors en présence d’une lymphangite, appelée également mastite.

Une lymphangite n’est pas une raison suffisante pour arrêter un allaitement.

La majorité des médicaments passe dans le lait, mais seulement en très faibles quantités. Alors bien qu’un très petit nombre de médicaments puisse entraîner des problèmes aux enfants, même présents dans le lait maternel à très faibles doses, ceci n’est pas vrai pour la plupart des médicaments.

Les médecins généralistes, dans leur grande majorité, diront à votre conjointe d’interrompre l’allaitement à cause d’un médicament précis. Demandez plutôt à ce que le médecin consulté vous en prescrive un autre similaire compatible avec l’allaitement. C’est très facile d’offrir cette alternative. Si votre médecin ne connaît pas d’autres médicaments, nous vous conseillons de vous adresser directement à une sage-femme ou à un spécialiste en lactation, qui vous communiquera des noms de médicaments possibles pendant l’allaitement.

 

12 ème question : Quels sont les soins et les remèdes pour traiter un engorgement ou une lymphangite ?

Votre femme se lave les seins une fois par jour. il n’est pas nécessaire de se laver plusieurs fois par jour. Votre bébé va être attiré par l’odeur naturelle de ses seins. Il est conseillé d’opter pour un gel douche ou un bain-mousse peu parfumé. Ne pas mettre de parfum, de produits à base d’alcool, d’éosine sur la poitrine.

Une fois la tétée terminée, votre épouse peut faire sortir un peu de son colostrum ou de son lait et l’étaler sur ses mamelons et ses aréoles, comme un doux massage.

Votre conjointe change ses compresses d’allaitement dès qu’elles sont humides.

Pour réduire un engorgement, votre femme va drainer ses seins par des tétées fréquentes, cela permettra de faire fonctionner les seins. Ne surtout pas les mettre au repos.

Si mettre votre bébé au sein plus souvent ne soulage pas votre femme, elle devra tirer son lait manuellement ou avec un tire-lait. Attention, elle doit juste tirer un peu de lait pour assouplir l’aréole et non pas le vider complètement, sinon l’engorgement risque de revenir.

Votre épouse doit porter un soutien-gorge qui soutient bien les seins sans pour autant les comprimer.

Il est judicieux que votre femme varie les positions pour allaiter, ça permettra de drainer toutes les parties du sein.

Votre femme doit continuer à boire selon sa soif.

En cas de douleur intense et persistante, conseillez à votre femme de consulter un professionnel de la lactation qui pourra la guider et la conseiller. Son médecin pourra lui prescrire un antidouleur ou anti-inflammatoire.

Pour soulager, apaiser et soigner une mastite, un engorgement ou une lymphangite, plusieurs remèdes existent :

  • les massages drainants

Pendant que votre bébé tète sur l’un des seins, votre femme masse doucement la zone douloureuse et indurée. Prendre la partie gonflée et la faire rouler sous les doigts en direction du mamelon.

En dehors de la tétée, votre épouse peut pratiquer de doux drainages, en massant les ganglions du sein, toujours vers le mamelon, par des mouvements enveloppants et amples. Ce massage drainant, vous pouvez lui faire.

  • La chaleur 

Avant la tétée, votre femme peut prendre une douche chaude ou bien tremper son sein dans un bol d’eau chaude, en fonction de ce qu’elle préfère et supporte le mieux.

Avant et pendant que votre enfant tète, elle peut apaiser la douleur en appliquant sur le sein une compresse chaude. Si la compresse chaude ne lui convient pas, elle peut opter pour un gant de toilette sec chauffé au four à 50°.

Le chaud, favorisant la circulation des fluides (lait et lymphe), l’aidera au désengorgement.

  • Les variations de température

Les variations de température peuvent également favoriser la circulation de la lymphe et du lait.
Certaines femmes préfèrent le froid au chaud.

Votre femme peut alterner le chaud et le froid, ce qui lui permettra de booster le drainage et de favoriser la circulation des fluides engorgés. Si elle se sent capable, elle peut se passer un glaçon sur la zone à soigner et ensuite poser une compresse chaude.

  • Les cataplasmes

Le chou et le gingembre sont deux alliés indiqués dans le soulagement des douleurs au sein.

Votre femme prend une grande feuille de chou (de préférence du chou vert car plus simple à utiliser), et la repasse au fer à vapeur afin de lisser, de chauffer la feuille, d’amollir les côtes et de libérer les sucs.

Une fois fait, votre conjointe applique ce cataplasme de chou sur son sein pendant vingt minutes.
Elle peut le faire jusqu’à deux fois par jour.

Le gingembre frais est préconisé pour aseptiser, calmer et décongestionner la poitrine.

 

13 ème question : Ma femme souffre d’un abcès, que faire ?

Sachez que l’abcès du sein touche environ 1% des femmes allaitantes.

Un abcès provient d’une infection issue généralement d’une crevasse au sein, d’une mauvaise position d’allaitement et d’une mauvaise prise au sein. Cet abcès peut également découler d’une lymphangite ou d’une mastite, c’est-à-dire que cette inflammation du sein va dériver en vrai infection, avec en plus d’une grosse fatigue, d’une douleur au toucher et d’une douleur diffuse, une tuméfaction du sein, du pus qui s’en écoule et une fièvre avoisinant les 40°.

L’abcès est un stade tardif de l’évolution d’une lymphangite mal diagnostiquée ou mal soignée.

Si du pus s’écoule du mamelon, l’allaitement va être momentanément interrompu le temps que le traitement antibiotique fasse régresser l’infection localisée.

Si l’abcès est très volumineux, une hospitalisation sera nécessaire afin d’évacuer l’abcès. Cette évacuation se traite par voie chirurgicale, sous anesthésie générale, et avec également des antibiotiques délivrés en intraveineuse.

L’allaitement peut être poursuivi sur le sein non infecté.

Pour reprendre l’allaitement sur le sein soigné, il faudra attendre environ 3 à 4 semaines, après le traitement chirurgical, une fois que le sein est totalement cicatrisé.

Même après un abcès, l’allaitement peut continuer.

 

14 ème question : Ma femme a un rhume, une grippe, une bronchite ou une anginmother feeding her baby in the bed. sleeping togethere, doit-elle arrêter d’allaiter ?

Absolument pas. De toute façon, votre bébé est déjà exposé au virus avant même que votre femme en ressente les premiers symptômes. Ce sont des infections dites bénignes.

L’organisme de votre femme produit ses anticorps qui passent dans son lait. Si votre nouveau-né tombe malade à son tour, il sera mieux armé contre la maladie que s’il n’avait pas été allaité. Il sera généralement moins malade.

D’ailleurs, bien souvent, les mamans sont étonnées de constater que leurs nourrissons vont bien, qu’ils ne sont pas tombés malades. Le fait qu’elles aient poursuivi à les allaiter a protégé leurs bébés.

 

 

 

15 ème question : Comment se conserve le lait maternel ?

Les conseils que nous vous communiquons s’entendent pour la conservation du lait maternel pour un usage personnel et un bébé né à terme et en bonne santé.

Une fois le lait maternel tiré avec un tire-lait électrique ou manuel, le mettre dans un récipient propre et fermé.

 

Lait maternelTempérature ambiante (< à 25°C)Réfrigérateur (< de 4°C)Congélateur
Lait qui vient d’être tiré4 heures maximumAu fond du réfrigérateur dans la partie la plus froide : 3 jours– Dans le freezer (- de 15°C) : 2 semaines- Dans un congélateur (- de 18°C) : 6 mois
Lait décongelé au frigo et non réchauffé4 heures maximum24 heures au frigoNe se conserve pas. ne pas le remettre à congeler
Lait décongelé et réchaufféLe temps du repasNe se conserve pas. S’il n’est pas bu, le jeter.Ne se conserve pas

Attention, le lait maternel qui reste dans un biberon consommé par le bébé, doit être jeté. il ne peut pas être conservé.

 

16 ème question : Ma femme s’absente deux jours, elle a tiré son lait, comment dois-je réchauffer le lait  qui a été conservé au réfrigérateur ou au congélateur ?

Si le lait maternel a été conservé au réfrigérateur, le biberon de lait pour être chauffé peut être placé dans un chauffe-biberon ou au bain-marie tiède.

Afin de ne pas altérer les qualités nutritionnelles et immunologiques du lait maternel, ne réchauffez pas le lait à une température trop élevée ou trop longtemps.

Si le lait a été congelé, soit vous le placez au frigo pendant 24 heures au maximum, soit au bain-marie tiède, soit sous l’eau tiède du robinet. Veillez à ce que dans le récipient contenant le lait maternel, l’eau n’y pénètre pas.  Ne pas laisser le lait dégeler à température ambiante.

Ne réchauffez pas le lait au four à micro-ondes. Le réchauffement ne sera pas uniforme, le bébé pourrait se brûler et il y aura destruction des anticorps et des qualités du lait.

 

17 ème question : Le lait maternel tiré n’a pas toujours la même coloration, est-ce normal ?

Le lait tiré peut varier de coloris. Au début de la tétée, il peut prendre une teinte plutôt bleutée, translucide. En fin de tétée, il peut être davantage opaque et crémeux.

La couleur du lait varie également en fonction des aliments que votre femme a mangé. Si cette dernière a dégusté un plat épicé au curry, son lait sera jaunâtre, si elle mange des épinards ou des haricots verts, son lait sera plutôt verdâtre; si elle mange des carottes, il sera plus orangé.

 

18 ème question : Que peut manger ma femme pendant l’allaitement ?

Le meilleur conseil, c’est de manger de manière équilibrée et variée et de ne pas manger pour deux.

Aucun aliment n’est déconseillé.

Naturellement, votre femme boira plus d’eau que  d’habitude.

L’alcool, le café et le thé sont bien sûr à éviter.

 

19 ème question : Pour fêter l’arrivée de notre bébé à la maison, puis-je proposer un verre de vin à ma compagne alors qu’elle allaite ?

L’alcool est à éviter parce qu’il passe très rapidement dans le lait maternel (30 à 60 minutes).

Le lait maternel contient le même taux d’alcool que le sang de votre femme.

Néanmoins, si de manière exceptionnelle, comme pour cette belle occasion, votre femme consomme un verre de vin ou de bière, elle devra attendre que l’alcool soit totalement éliminé de son corps avant d’allaiter votre enfant.

La vitesse d’élimination varie d’une personne à l’autre, en fonction de la corpulence et de la quantité d’alcool consommée. Une femme de taille et de poids moyen mettra deux heures à éliminer un verre de vin de 100 ml.

Boire de l’eau ou du café ou bien tirer le lait n’augmenteront  pas la rapidité d’élimination de l’alcool, ni au niveau du lait, ni au niveau de l’organisme.

 

20 ème question : Ma femme est enceinte, elle souhaite allaiter à la naissance de notre enfant. J’aimerai lui offrir un bon soutien-gorge d’allaitement. A quoi dois-je faire attention ?

N’achetez pas trop vite plusieurs soutien-gorge d’allaitement. La taille de ses seins va changer tout au long de l’allaitement. Dans les premiers jours qui suivent l’accouchement, les seins de votre femme peuvent être plus volumineux que durant la grossesse. Ça ne va pas durer longtemps.

Pour que votre épouse puisse allaiter avec confort et avec discrétion, optez pour un soutien-gorge avec des bonnets faciles à ouvrir et à fermer d’une seule main.

Achetez un soutien-gorge à la fois.

Certaines femmes vont utiliser des compresses d’allaitement pendant les premières semaines, donc il faut prévoir de la place dans le soutien-gorge.

Évitez de prendre des soutien-gorge à baleine, ils risquent de comprimer le tissu mammaire. Choisissez un soutien-gorge qui soutient bien les seins sans les serrer.

Si votre enfant vient de naître, il est judicieux que votre femme teste le système d’ouverture des bonnets du soutien-gorge avec le bébé dans les bras.

 

Propos recueillis auprès de sages-femmes lors de séances de préparation à l’accouchement, auprès également d’une consultante en lactation et également au sein d’une PMI dans le cadre de tables rondes sur le thème de l’allaitement.

 

 

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