l'échographie avec le futur papa et la future maman

Connaître le sexe de bébé pendant la grossesse ou lors de la naissance ? Quelle importance ? Quelles raisons de le savoir ? Pourquoi garder le mystère ? 

Une fois la grossesse confirmée et la période des fausses couches passée, en tant que futurs parents, nous nous interrogeons tous, au moins une fois, sur le sexe du  futur bébé.

Donnerons-nous naissance à un garçon ou à une fille ?

70% des futurs parents le demandent pendant la grossesse à l’échographiste.

A contrario, 3 couples sur 10 préfèrent préserver le mystère jusqu’au Jour J.

Chacun son choix !

 

Quand pouvons-nous connaître le sexe de notre futur bébé ? (Question posée par François, membre de la communauté e-bébé) 

Le sexe de votre futur bébé pourra être déterminé lors de la seconde échographie. Celle-ci s’effectuera aux alentours de la 20ème semaine de grossesse de votre femme (5ème mois de grossesse). Encore faut-il que votre bébé prenne une position favorable à son observation.

L’échographiste sera si c’est une fille ou un garçon, SEULEMENT SI votre bébé adopte une position qui lui permette de visualiser ses organes génitaux. Si votre futur bébé ne se place pas favorablement, le médecin n’est pas devin, il vous faudra faire preuve de patience et attendre sans doute la troisième échographie (vers la fin du 7ème mois de grossesse de votre épouse) pour connaître la réponse.

échographie avec les deux parents

La deuxième échographie est appelée « échographie morphologique« . Le spécialiste passera en revue chaque partie de votre futur bébé en insistant, tout particulièrement sur son cœur, son cerveau, ses membres, son appareil urinaire, sa colonne vertébrale et son visage. Vous verrez en entier votre bébé. Moment émotion garanti !

Le médecin regardera éventuellement le sexe de votre bébé. Sachez que la recherche du sexe n’est pas systématique, en effet, l’information qui en découlera n’est pas nécessaire à la prise en charge médicale de la grossesse.

Dans les années 70-80, lorsque l’échographie a commencé à être utilisée, pratiquée en obstétrique, les radiologues, bien souvent, dévoilaient le sexe du bébé, à leurs patients sans que ces derniers en fassent la demande. De nos jours, devant le trouble de beaucoup de futurs mamans et de futurs papas, ils prennent plus de précautions dans l’annonce. L’information n’est jamais anodine. 

Au début de l’examen, le médecin-échographiste vous posera la question : « voulez-vous connaître le sexe de votre bébé ? »

Il vaut mieux qu’entre votre femme et vous, vous vous soyez mis d’accord en amont sur la réponse à donner.

Si au moment de l’examen, vous êtes indécis, mieux vaut entretenir le suspens jusqu’à ce que vous ayez pris une décision.

Si votre femme  ne souhaite pas le savoir et vous oui (ou bien l’inverse), informez le médecin dès le début de la séance. Il pourra noter le sexe de votre bébé sur un petit papier et vous le transmettra.

Si le médecin omet de vous poser la question, prévenez-le au début du rendez-vous.

futur maman femme enceinte

Connaître le sexe de son bébé pendant la grossesse ? Une préoccupation qui interpelle Roger Bessis, l’un des pionniers de l’échographie dans l’Hexagone. Dans son livre intitulé « Qui sommes-nous avant de naître ? » publié en 2007, il écrit : « Ce n’est pas une information médicale et cela brouille la consultation ! Je ne dis jamais le sexe avant la fin de l’examen. Sinon, les patients envoient des textos à leur famille et passent à côté de l’essentiel : la santé du foetus. S’il y a un problème, ils ne l’entendent pas. »  Faîtes preuve plutôt d’une écoute attentive dans l’observation des autres organes et des autres parties de son corps.

Personne n’est à l’abri d’une erreur de diagnostic. Bien évidemment son taux reste faible mais il faut en être conscient et le garder dans un coin de votre tête. La visualisation de l’échographie sur l’écran n’est pas fiable à 100%.  Alors petit conseil, ne vous focalisez pas trop sur l’identité sexuelle de votre futur bébé car si vous faites partie des rares cas d’erreur, vous pourriez mal le vivre et votre déception pourrait affaiblir la joie qui accompagnera la naissance de votre enfant.

 

7 couples sur 10 ne pourront résister à le savoir et 3 sur 10 tiendront jusqu’au Jour de l’accouchement.

En tant que futurs parents, certains d’entre nous avons des préférences, d’autres une envie plus tranchée. Certains n’en n’avons pas pour le premier mais en aurons pour le deuxième ou le troisième enfant.

D’autres, au contraire, sommes contents d’attendre un bébé, peu importe son sexe. Certains d’entre nous refusons de le savoir avant la naissance partant du postulat qu’il n’y a aucune différence entre les deux sexes et qu’il y a autant de joies et d’inquiétudes à accueillir un garçon ou une fille.

bébés frère et soeur

Garçon ou fille ? Quelle importance de le savoir ou non avant la naissance ? (Question posée par Alexandre, membre de la communauté E-Bébé)

Les papas sont les plus demandeurs à connaître le sexe. Leur futur bébé devient plus réel, plus concret.

En tant que futur papa, vous avez peut-être une préférence pour une petite fille car on dit souvent que les filles sont plus proches de leur père que de leur mère, mais dans le même temps, vous angoissez car vous craignez l’adolescence, les rencontres malveillantes, le premier petit ami…Vous pourriez vous sentir désemparé.

Ou à l’inverse, vous avez une préférence pour un petit garçon, car vous êtes passé par là, vous vous sentiriez en territoire connu et ça vous rassurait. Vous pourrez l’emmener sur les terrains de rugby, de foot, vous pourrez le mettre en garde contre certaines addictions et certaines personnes influentes. Un garçon peut vous paraître plus simple à gérer qu’une fille.

Autant que nous sommes, nous sommes un peu tous narcissiques. Elle sera La fille modèle qui ne décevra pas son papa;  de son côté, le garçon sera Le garçon que la maman n’a pas pu être et rattrapera les éventuelles manquements de son père.

Selon des psychologues et des gynécologues que nous avons rencontré, connaître le sexe avant la naissance accélérait l’investissement psychique des futurs parents. Ces derniers organiseraient déjà leurs représentations et leurs comportements à l’égard du futur bébé. Savoir le sexe de leur bébé restreint leur imaginaire.

Vos fantasmes, comme tout à chacun, se construisent à partir de votre propre histoire, de votre propre passé, de l’éducation que vous avez reçue de vos parents, et s’en trouveront, par conséquent, diminués, appauvris, écartés par le fait de connaître le sexe de votre bébé avant le jour J. Un bébé, vous le fantasmez avant d’être concret.

Inconsciemment, vous le/la pensez comme ci ou comme ça. Il ou elle est et sera tout autre. C’est ça aussi la vie de parents !

 

désir d'enfant

Lorsque nous (E-BEBE) avons sondé les couples qui souhaitaient connaître le sexe de leur bébé, ils nous ont fait part des raisons suivantes :

  • personnifier le foetus. Celui-ci devient « elle » ou « il ». Cela permet de commencer à faire sa connaissance et de rendre la grossesse concrète, en particulier pour les papas
  • choisir le prénom
  • décorer la chambre
  • acheter les vêtements pour le futur enfant
  • imaginer l’avenir de son enfant
  • se préparer à son éducation
  • visualiser différentes étapes et périodes de la vie de leur enfant.

Lorsqu’à l’inverse, nous avons interrogé des futurs parents qui ne désiraient pas savoir le sexe avant la naissance, pour la plupart d’entre eux, ils nous relataient que leur décision n’avait pas toujours été bien accueillie par leur famille, leur entourage. Ils ne cessaient d’entendre : « Comment pouvez-nous ne pas résister à l’envie de savoir ? Mais comment allez-vous faire pour acheter les vêtements ? Comment allez-vous pouvoir vous décider pour le prénom ? » 

Ces futurs parents nous ont fait part de leurs motivations à garder le mystère jusqu’au Jour J :

  •  Éviter de se focaliser sur l’identité sexuelle de leur futur enfant alors qu’il y a un risque d’erreur. L’échographie restant aléatoire et des erreurs de visualisation étant possibles, ne pas savoir pendant la grossesse, permet d’éviter des déceptions voire une forme de rejet lors de la naissance de l’enfant tant désiré.
  • Eviter d’entendre à longueur de temps des théories non scientifiques. « Votre femme porte haut votre enfant, alors ce sera une fille. Votre compagne le porte bas, alors ce sera un garçon. Votre compagne mange sucré alors ça sera une fille; elle mange salé, ça sera un garçon.Votre épouse a le ventre bien rond, c’est une fille. Votre femme a le vendre plutôt en pointe, ça sera un garçon. »  Les gynécologues vous diront que ce sont des idées reçues et que ça ne veut rien dire. De toute façon, il y a 50% de chances que les gens se trompent et 50% qu’ils aient vu juste.
  • Éviter de se retrouver avec une garde-robe très rose ou très bleue. Laisser une place à l’originalité. Il existe d’autres couleurs que le rose pour les filles et le bleu pour les garçons. En ignorant le sexe du futur bébé, on achète des vêtements qui conviendront pour les deux. Eh oui, le jaune, le blanc, le rouge, le orange, le beige, le vert existent et fille ou garçon, ces couleurs les scieront à merveille. Et de toute façon, pendant les premiers mois, c’est surtout des bodys et des pyjamas dont les bébés ont besoin. Les pantalons ou les jupes peuvent être achetés ou offerts plusieurs mois après la naissance.
  • Eviter les stéréotypes liés au genre. Si nous connaissons le sexe du futur bébé, l’entourage ne cesse de chercher à savoir, de nous questionner. Une fois annoncée, d’autres idées stéréotypes surviennent tout au long de la fin de la grossesse. « Vous attendez un deuxième garçon, alors votre femme va se sentir bien seule avec trois hommes à la maison. » « A l’inverse, vous attendez une fille, oh là là, bon courage pour l’adolescence, en tant que papa, vous allez « fusillé » du regard tous les petits copains qu’elle aura. »  Ne pas savoir permet d’éviter d’entendre ces propos.
  • Tout ne peut pas être contrôlé. Un couple nous expliquait son point de vue : « Pour eux, les parents qui veulent savoir, ont surtout besoin de tout planifier, de tout contrôler et éprouvent le besoin d’avoir le plus d’informations possibles. Mais il n’y a pas toujours que les parents, en effet, les proches amplifient également cette tendance. Ces derniers disent eux aussi avoir besoin de savoir pour se préparer, pour ne pas angoisser, pour pouvoir se projeter, alors qu’en soit ils ne sont que grand-parents ou autres. Une fois le sexe annoncé, la question du prénom arrive au galop. Alors, il va s’appeler comment ce petit garçon.  Nous, en tant que futurs parents, nous avons le droit de préférer attendre, c’est avant nous, les parents. Et si l’entourage commence à vouloir savoir ou dire ce qu’il faut faire pendant la grossesse, qu’est-ce que ça va être à la naissance, ils vont nous expliquer que ce n’est pas comme ça qu’on donne à manger, qu’il faut laisser pleurer l’enfant…Chacun sa place, chacun son rôle. « 
  • Ressentir une motivation supplémentaire lors de l’accouchement. Cette raison est surtout exprimée par les mamans. Malgré la douleur, les femmes sont tellement pressées de découvrir leur enfant et de découvrir si c’est une fille ou un garçon, que ça leur donnent une énergie supplémentaire au moment du dernier effort à fournir.
  • Accroître l’effet surprise. Les parents nous disent : « L’accouchement est un moment magique, mais le fait de découvrir si nous allons être papa d’un petit garçon ou d’une petite fille rend la naissance encore plus intense, plus forte. Et de plus, nous serons heureux de l’annoncer à nos amis, à notre famille qui sont impatients de savoir et d’arroser la nouvelle avec nous. »

papa fait les premiers soins

Selon, le psychanalyste et professeur de psychologie clinique de la périnatalité, Sylvain Missionnier , « savoir ou ne pas savoir, aucun des deux n’est bien, mal, normal ou pathologique ».

Posez-vous plutôt la question suivante : « Qu’est-ce qui sommeille en nous dans l’envie ou dans le refus de connaître le sexe du bébé avant sa naissance ? » Réfléchissez à vos motivations et à vos craintes de demander ou non le sexe de votre bébé. Vous voulez vous projeter davantage dans l’avenir ? ou préférez-vous vous préparer psychiquement aux 2 scénarios ? Anticipez-vous l’avenir avec souplesse ? Est-ce que vous demandez le sexe de votre bébé car vous angoissez ? Ou redoutez-vous tellement la réponse que vous retardez autant que possible la réalité et préférez ardemment attendre la naissance ?

En tant que parents, nous nous devons de renoncer à l’enfant idéal. Même pas né, l’enfant porte les blessures non pansées de ses parents. Ce bébé est aussi le fruit d’attentes, d’espérances et de projections. Finalement, en tant que parents, que nous sachions ou non le sexe de notre futur bébé, nous le façonnons de nos craintes, de nos espoirs, de ce que nous avons été et de ce que nous espérons qu’il sera et deviendra.

Peu importe que vous souhaitiez savoir ou non le sexe de votre bébé pendant la grossesse, de toute manière, à la naissance, « le nourrisson fait toujours surprise ». Fille ou garçon, attendu(e) comme tel ou pas, c’est un petit être à part entière qui arrive et que les parents apprendront petit à petit à connaître, à découvrir, à éduquer.

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