Papa et psychologie éducative

Quel genre de papa êtes-vous ? 

7 profils passés à la loupe

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« Traumatiser votre enfant, 7 méthodes infaillibles pour en faire un être inadapté et génial », de Jen Bilik et Jamie Thompson Stern.

Comme le rapporte Nadia Daam, le livre de Jen Bilik et Jamie Thompson Stern se présente comme un tutoriel qui va lister toutes les façons de râter son éducation dans les grandes lignes. Au fil de la lecture, le livre prend davantage la forme d’un test de personnalité qui invite le lecteur à cocher la cases qui lui correspondent.

Sept profils de papas sont mis en lumière : le parent tyrannique / ambitieux / Copain / indulgent / humiliateur / Négligeant / Narcissique.

Chaque profil est détaillé ainsi que les prédispositions pour tel ou tel profils fournis.

Le papa tyrannique

Dans sa définition, extrait du Larousse: » Personne excessivement autoritaire qui abuse de son pouvoir ».

« Non seulement vous leur avez donné la vie, mais vous mettez un toit sur leur tête et de la nourriture dans leur assiette. Vous payez les jouets, l’orthodontiste et les vêtements. Toutes ces dépenses renforcent le fait que vos enfants vous appartiennent corps et âmes ».

Bon nombre de parents, si ce n’est pas tous, à un moment donné ont déjà hurlé à leur enfant récalcitrant : « tu n’es pas à l’hôtel ici, c’est moi qui paye le loyer, alors tant que tu es chez moi, tu respectes mes règles » se reconnaîtront bien malgré eux dans la définition.

Le papa tyrannique voit son enfant comme une extension de lui même, une extension en pâte à modeler qu’il est possible de façonner à sa propre image, quitte à nier les besoins les plus élémentaires de sa progéniture.

Dans la liste des différentes étapes du traumatisme orchestré par un papa tyrannique, on peut lire :

  • Nouveau-né: « occupez-vous en aux horaires de votre choix. Le reste du temps, laissez-le brailler.
  • Bébé: « Le nourrir quand il a faim ? Bon pour les chochottes. Choisissez les horaires qui vous arrangent »

Rares sont les parents qui formuleraient les choses de cette façon, beaucoup plus nombreux sont ceux qui décalent le biberon d’une demi-heure parce que ça arrange et qu’ils estiment que c’est à l’enfant de se caler sur le rythme de ses parents et pas l’inverse.

Le papa ambitieux

Dans sa définition, extrait du Larousse : « Désir ardent de posséder quelque chose, de parvenir à (faire) quelque chose.

Le parent ambitieux nourrit de grands espoirs de réussite pour l’avenir de son enfant et qui a mis toutes les chances de son côté pour y arriver : cours particuliers, musique classique diffusée in utero, apprentissage d’une seconde langue dès la naissance.

Malgré tout, il a un facteur risque dissimulé de traumatiser son enfant bien que le parent soit animé de bonnes intentions. L’amour qu’il porte à son enfant peut être perçu comme conditionné par ses succès scolaires ou artistiques. Le parent ambitieux n’hésitera pas à punir ou à bouder son enfant en cas de note moyenne ou de mauvaise performance à un instrument de musique.

Comme le rapporte Nadia Daam, ce que les auteurs du livre désignent est cette tendance à inscrire son bébé à la baby-gym, à engager une nounou anglophone, à lui coller 6 heures d’activités extra-scolaires, et cela, au mépris des propres aspirations des enfants et de leur résistance physique et morale. Tout cela peut mener au « burn out » les enfants.

Le papa narcissique

Dans sa définition, extrait du Larousse : « Contemplation de soi ou attention exclusive portée à soi »

Le parent narcissique éprouve le besoin d’être au centre de l’attention, et l’enfant doit servir à le valoriser tout en restant au second plan.

Par exemple, le parent narcissique choisira un prénom très original pour son enfant, même si ce dernier est difficile à prononcer et difficile à assumer. Le choix d’un prénom « décalé » permettra au parent de se singulariser en annonçant fièrement : « je l’ai appelé Héraclès ».

Le parent narcissique est celui qui considérera aussi son enfant comme un punching-ball bien pratique pour évacuer le stress.

Le papa indulgent

Dans sa définition, extrait du Larousse : « Qui pardonne aisément les fautes, qui n’est pas sévère, dur ».

Il peut paraître plus inoffensif que les deux premiers profils. Pourtant, le papa indulgent, laxiste, est surtout caractérisé par sa paresse. Énoncer les règles, ça prend du temps; punir ou gronder, ça fatigue; à quoi bon jouer au LEGO avec lui/elle alors que je lui ai acheté une télévision et une montagne de DVD pour qu’il puisse s’amuser tout seul ?

Le papa copain

La philosophie du papa copain avec son enfant est « zéro frontière entre nous ».

Il veut tout partager avec son enfant notamment les histoires de sexe comme les histoires de découvertes non autorisées. L’enfant ne doit alors pas avoir de secrets pour ses parents.

A l’adolescence, ce sont ceux qui veulent « partager un petit point avec leur enfant » ou participer à la soirée donnée par leur fille/fils de 14 ans et picoler la bière qu’ils auront eux-mêmes acheté. Ce sont ces papas qui emmènent leur enfant partout, les soirées poker entre copains, une apéro entre collègues, etc…

Le papa humiliateur

Le papa humiliateur a érigé la vexation comme socle d’une éducation réussie.

S’il estime que son enfant a des rondeurs, le papa humiliateur le traitera de « gros tas » plutôt que de lui enseigner les bases d’une bonne alimentation seine et équilibrée. L’adolescence sera la période où il pourra multiplier les commentaires sur le physique disgracieux de sa progéniture.

Personne ne voudra se reconnaître dans ce profil mais presque tous les papas, sans le vouloir pour la plupart, se sont déjà une fois publiquement agacés de la maladresse de leur enfant (« quel empoté! »).

On a tous déjà grondé notre enfant plus fort que d’habitude parce qu’on était en public et parce que cela offre le petit frisson du parent surpuissant dont l’autorité n’est pas remise en question.

Le  papa négligeant

Le papa négligeant est celui qui est le plus dans le déni et la négation de ses défaillances. Ce dernier est celui qui « vit le travail parental comme une insupportable responsabilité supplémentaire » et fait tout pour s’acquitter à en faire le minimum.

Il doit déjà se coltiner les transports en commun, le boulot, les collègues, la feuille d’impôts à remplir, alors les pleurs de bébé, l’urgence d’un changement de couche ou des devoirs à surveiller, c’est au dessus de ses forces. Il est celui qui va déléguer le plus possible (baby-sitter, grands-parents, copains, sirop qui fait dormir…)

Le papa négligeant est toujours fatigué, la faute à cet enfant qui ne le laisse pas dormir le weekend.

Il n’a pas vraiment changé de vie ni de rythme en devenant parent, mais il le présente comme une victoire sur l’ennemi. L’ennemi étant naturellement cet empêcheur de dormir et de boire des coups, soit l’enfant.

Comme le cite Nadia Daam, journaliste pour le magazine slate.fr, «  bien sûr, vous ne vous reconnaîtrez pas dans tous ces profils, volontairement poussés vers la caricature. Mais si vous êtes un tout petit peu honnête…Ne reproduit-on pas au final le comportement et l’éducation que nous ont donné nos parents? A la lettre prêt ou au contraire à l’opposé« .

Si vous voulez en savoir plus : http://www.slate.fr/range-ta-chambre/81073/parent-defaillant-etes-vous

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